PDS

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Aujourd’hui plus qu’hier, Wade ne rate aucune occasion pour crier son amour pour son fils. Karim, il en est convaincu, est le continuateur de son œuvre politique. Son héritage est en lambeaux, son parti, pris dans le tourbillon des mouvements et des courants internes, a éclaté en mille morceaux mais le scénario écrit d’avance ne souffre aucune modification. Les responsables acquis à la cause de Karim sont parachutés à la tête du parti libéral et clament par- tout que le fils est le meilleur successeur de son père. Le «plus courageux», le «plus apte» à faire gagner le Pds… Mais en refusant d’admettre qu’il a fait son temps et en persistant à imposer son fils, Me Wade s’oppose à l’inévitable aggiornamento, seul capable d’insuffler une nouvelle vitalité à son parti.

Les «frondeurs» et tous ceux qui veulent jouer leur partition au sein de la formation libérale ont soit une légitimité politique soit un fief électoral qui leur garantissent, dans tous les cas, un droit de parole au sein du Pds. Au lieu de quoi on les vilipende et on les traîne devant une commission de discipline qui rappelle le politburo soviétique. Le candidat du Pds, quel qu’il soit, a besoin d’une bonne force électorale. Ce n’est pas en excluant, en excommuniant ou en exilant ses fidèles que le Pds accomplira son rêve de revenir au pouvoir.

Sans Wade, frappé par la limite d’âge, sans Karim empêtré dans ses déboires judiciaires et sans leader charismatique capable de redonner vie aux pétales bleus en perdition dans le jardin Sopiste, le retour aux affaires risque d’être une course sans fin. Pourquoi donc faire l’économie d’un débat interne sur une candidature de substitution ? A moins que Wade ne veuille conduire son parti à la forclusion et garder le siège du candidat à son fils pour 2024…

Medianet.sn

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