Affaire des hydrocarbures

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La sortie du Ministre, chargé de la communication de la présidence de la République sur TV5 a mis de l’huile sur le feu. Alors que le scandale de corruption présumée dans la concession des puits de pétrole du Sénégal à Franck Timis commençait à s’estomper, El Hadji Hamidou Kassé a ravivé la flamme en déclarant que Agritrans a bien reçu 250.000 dollars. Une «information» qui laisse présager d’une cacophonie et des contradictions au sommet de l’Etat mais il n’en est rien. La tête de Aliou Sall est mise à prix. Sa défenestration de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) ne serait qu’une question de temps.

En l’absence d’un Premier ministre qui pourrait monter au front ou servir de fusible, il faut un contre feu au président de la République du Sénégal, Macky Sall pour sortir de ce scandale sans y laisser de grosses plumes. Des stratégies de toute sorte sont ainsi échafaudées par son tout proche entourage pour le sortir de l’ornière. Ces stratagèmes peuvent parfois être coordonnées comme elles peuvent parfois résulter d’échappées solitaires. Les sorties de Farba Ngom, de Moustapha Diakhaté, de El Hadji Kassé et d’autres caciques du pouvoir sont à loger dans cette enseigne.

La sortie du ministre en charge de la communication de la présidence est loin d’être une bourde ou une volonté de semer la zizanie dans le camp du pouvoir. El Hadji Kassé agi en connaissance de cause. Il est l’un des plus proches collaborateurs du chef de l’Etat, l’un des rares membres du cabinet présidentiel à être régulièrement de ses bagages ou dans sa voiture dans ses déplacements au Sénégal. Il a des privilèges que même l’ancien Premier ministre ou certains ministres de souveraineté n’ont pas. De plus, s’il était à dos d’avec son patron, il ne serait pas avec lui à Abidjan actuellement en visite officielle.

Au palais et dans la famille de Macky Sall, les gens sont d’avis qu’il faut tout faire pour éviter le syndrome Karim Wade et pour cela, le maître des céans devra forcément limoger Aliou Sall de la tête de la Caisse de dépôt et de Consignation (CDC) pour au moins donner un signal fort. Le chef de l’Etat n’est pas contre et est «dos au mur». Toutefois, il est confronté à un problème de modus opérandi. Comment y arriver, comment lâcher son frère et que cela ne soit pas considéré comme une trahison ? Telle est l’équation.

Le DG du Soleil et journaliste Yakham Mbaye qui avait parlé d’un complot au sommet visant son ami et ancien collègue du Groupe COM7 n’avait pas totalement tort. En revanche, des sources concordantes du palais et de l’Alliance pour la République (APR) pointent du doigt la première Dame. Ils sont nombreux à confier qu’elle et le frère du président, cela n’a jamais été le parfait amour et cela se complique de jour en jour. L’épisode de la mairie de Guédiawaye a été même remise au goût du jour. En effet, lors des locales de 2015, Marième Faye Sall aurait parrainé la candidature de Lat Diop à Guédiawaye et n’avait pas lésiné sur les moyens pour barrer la route au natif de Foundiougne. D’autres tentatives ont été mises en branle mais cela n’avait jamais abouti. Sauf que cette fois-ci, ce camp hostile à Aliou Sall semble tenir le bon bout.

Comme El Hadji Hamidou Kassé l’avait dit, Macky Sall était dos au mur au moment de la nomination de Aliou Sall à la tête de la CDC, là aussi toutes les conditions vont être crées pour sa défenestration. En revanche tout dépendra du niveau de la pression. Et la réussite du rassemblement initié par la coalition citoyenne AAR LI NU BOOK ((préserver notre bien commun) du

vendredi 21 juin pourrait être décisif.

Medianet.sn

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