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Actuel et factuel

Tabaski

Entre bons repas- retrouvailles-visites de courtoisie….

C’est la plus grande fête du calendrier musulman: l’Aïd el-kebir qu’on appelle au sud du Sahara Tabaski est célébré, au Sénégal, les mardis et mercredi 20 et 21 juillet 2021. En une seule journée, des milliers de moutons sont  sacrifiés pour commémorer le sacrifice d’Abraham (Ibrahim sous nos latitudes). Une fête qui est aussi l’occasion de se réunir en famille.

Comme de nombreuses familles Sénégalaises, c’est la confection de nouveaux habits, achats de nourriture et de boissons sucrées, nouvelles coiffures.

« Je suis très content de retrouver mes proches, d’autant que je ne les ai pas vus depuis près d’un an. La Tabaski est une bonne occasion pour se ressourcer dans la maison familiale. En plus, cela fait près de dix ans que je n’ai pas passé cette fête avec eux », raconte Ousmane Diallo.

Pendant le jour j et suivants les femmes  s’activent à préparer les repas. “ Tout au long de la journée, je cuisiné trois plats : du foi de mouton aux oignons, des grillades (encore) accompagnées d’oignons, et de la viande avec des vermicelles. cela me fait plaisir de cuisiner pour ma famille!…”, raconte Fatou Diallo. Mouton accompagné de patates et de crudités; cuisses de mouton grillées ou encore foi de mouton; les plats confectionnés  s’ accumulés et et se succédent toute la journée de la tabaski pour le plaisir des papilles et des retrouvailles. Après le déjeuner les hommes et femmes ainsi  passent de maison en maison pour rendre visite à leurs proches, famille et amis, pour sacrifier à la traditionnelle présentation du « baal akh ». Autrement, c’est passé dans les familles et leur souhaiter de bonnes ’choses’… et aussi se faire pardonner.Quant aux enfants et adolescents, réunis par groupes d’âge, ils s’en vont demander des “ndewenel” (les étrennes).

Fêtée deux mois et dix jours après la fête du Ramadan, la Tabaski, littéralement “fête du mouton”, est célébrée chaque année par tous les fidèles musulmans. Appelée Aïd el-Kebir chez les Arabes, cette fête religieuse rappelle la soumission d’Ibrahim à Dieu, lorsque celui-ci lui demande de sacrifier son fils, Ismaël. Ibrahim accepte cet impératif divin mais, au dernier moment, l’archange Gabriel apparaît et lui envoie un mouton qu’il sacrifie à la place de son fils. Pour perpétuer cet acte, chaque musulman doit tuer un mouton le jour de la fête, après la prière et une fois que l’imam a sacrifié le sien. Une fois égorgé d’un couteau tranchant, le mouton (cela peut être une chèvre, voire une vache) doit être divisé en trois parties : la première pour la consommation du jour, la deuxième pour ceux qui n’ont rien et la dernière pour le lendemain ou les jours qui suivent. Aucune partie ne doit être gaspillée et tout doit être consommé ou offert. La fête peut durer jusqu’à trois jours, enfin, si l‘on ne peut pas la prolonger au-delà. Au Sénégal où l‘avant-fête et l‘après-fête ne sont pas simplement vécues, les jours qui suivent la Tabaski sont  très difficiles pour les goorgorlous.

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