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Super Ligue

cajolé par l'UEFA, dragué par les 12, le PSG au centre des convoitises...

Absent des 12 membres fondateurs de la Super Ligue, le Paris Saint-Germain s’est vu fixer un ultimatum de 14 jours pour prendre une décision définitive et éventuellement rejoindre les dissidents. Mais le club de la capitale jure fidélité à l’UEFA. Pour l’instant…

Nasser Al-Khelaïfi a un rôle central à jouer dans la crise actuelle

Quel retournement de situation pour le Paris Saint-Germain ! Jadis honni et accusé de tous les maux en tant que symbole des «nouveaux riches» qui ternissent l’image du football, le club de la capitale est encensé depuis 48h.

En effet, le PSG fait partie, avec le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, des rares cadors européens qui ont tourné le dos à la Super Ligue. Pour l’instant du moins, car, du côté des 12 membres fondateurs, on n’a pas perdu espoir de convaincre les 3 écuries de les rejoindre pour compléter un casting de rêve.

Un ultimatum pour les Parisiens

«Pour l’instant, nous n’avons pas invité le PSG. On commence avec les douze clubs fondateurs. On pense que le PSG pourrait nous rejoindre mais je ne peux pas m’avancer parce qu’on n’en a pas encore parlé, ni avec les deux clubs allemands», a glissé le président de la Super Ligue, Florentino Pérez, lundi soir sur le plateau de l’émission El Chiringuito. Dans le même temps, le média allemand Der Spiegel avance que la cour pour convaincre le finaliste de la dernière Ligue des Champions est beaucoup plus pressante que ce que le dirigeant veut bien laisser entendre.

Selon cette source, qui a mis la main sur le contrat signé par les 12, le PSG fait bien partie des 3 derniers clubs envisagés comme membres fondateurs et disposerait d’un délai de 14 jours pour acter ou non sa participation. Le Bayern et le Borussia se retrouvent dans la même position, mais bénéficieraient quant à eux d’un délai de 30 jours pour prendre une décision définitive.

Les éloges de Ceferin

Ce pressing peut-il faire plier le champion de France en titre ? On remarquera qu’à la différence de ses deux voisins allemands, Paris n’a pas officiellement formulé son rejet de la Super Ligue, ce qui entretient un certain flou. Néanmoins, en interne, le PSG est frontalement opposé à ce projet assurent L’Equipe et Le Parisien, notamment pour des questions de valeurs et d’image à l’approche du Mondial 2022 au Qatar (voir l’article de lundi), et la tendance n’est pas à un revirement. D’autant que l’UEFA fait son maximum pour cajoler son ex-cancre du fair-play financier, désormais érigé au rang d’élève modèle.

«Merci du fond de mon coeur à Nasser (Al-Khelaïfi). Vous avez montré que vous êtes un grand homme et que vous respectez le football et ses valeurs. La même chose pour Jean-Michel Aulas, qui est là aujourd’hui. Merci d’être venu. Vous êtes des dirigeants que les supporters de vos clubs ont la chance d’avoir» , a lancé le président de l’instance, Aleksander Ceferin, ce mardi à l’occasion de son discours devant le Congrès de l’UEFA.

Al-Khelaïfi joue les intermédiaires

En parallèle, il se murmure qu’Al-Khelaïfi, devenu très proche du dirigeant, use de toute sa diplomatie en coulisses pour tenter de renouer le dialogue entre les deux camps afin d’aboutir à un compromis. Une position logique car, si le projet de Super Ligue va vraiment au bout, le PSG a tout à perdre en restant fidèle à une LdC qui se retrouverait considérablement dévalorisée. Et, à terme, un revirement semblerait presque inéluctable. D’où les efforts du boss parisien pour éviter à tout prix une rupture totale entre les deux camps qui obligerait son club à basculer du «côté obscur» …

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