Cartes d’identité de la Cedeao

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Les cartes d’identité biométriques dont le programme de confection a été lancée en octobre 2016 avec un coût de 50 milliards plus les avenants du contrat ne sont toujours pas à la portée de l’ensemble des Sénégalais qui en ont fait la demande. C’est cela qui explique la énième prorogation des anciennes cartes numérisées qui pourraient commelors des législatives servir à leurs titulaires pour voter à la présidentielle de 2019. Au dela des problèmes de disponibilité de la carte d’identité biométrique, d’autres problèmes se posent avec ce document. Si ce n’est pas le nom d’ Iris Corp pour la carte nationale d’identité qui est évoqué, c’est la socièté Synapsis qui l’est pour la carte électorale et de la biométrie. On ne sait plus à quelle carte d’identité se fier

Et dire qu’au-delà de la disponibilité des cartes d’identités biométriques de la Cedeao, c’est un document d’identification à problèmes au Sénégal Pour rappel, le 27 mai 2016, l’Etat du Sénégal attribuait pour un montant de 52 milliards, le marché de confection des nouvelles cartes nationales d’identité biométriques à Iris Corporation Berhad. Mais si l’Etat se fonde sur la décision de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), visant à faciliter la circulation dans les États membres pour passer commande de tels documents, ils posent déjà problèmes avec l’ absence de certaines mentions importantes et les lenteurs dans leur délivrance.

En fait cela fait 3 ans que l’Etat confiait le marché à la société Malaisienne Iris Corporation Berhad. Une commande de 10 millions de cartes d’identité étalée sur 5 ans pour laquelle, l’Etat débourse chaque année, au nom du contribuable pour le compte d’Iris la somme de 10 milliards jusqu’à épuration du montant de la transaction. Si la mise en harmonisation de l’identification des personnes décidée par la Cedeao est une excellente chose pour la circulation des personnes et permet de lutter contre le terrorisme et le grand banditisme transfrontalier, les cartes qui sont confectionnées par Iris pour les Sénégalais pose problème. Le premier se trouve dans le document qui ne comporte pas certaines mentions d’importance capitale pour identifier un citoyen. Si les cartes qui sont fabriquées par la société Malaisienne comporte les nom, prénom, date et lieu de naissance ainsi que les adresses des bénéficiaires, elles ne font pas mention des noms du père et de la mère du titulaire. En ayant fait le constat chez des détenteurs de la carte d’identité biométrique désireux de se faire établir un extrait du casier judiciaire, les services de la justice leur réclament l’ancienne carte d’identité. C’est comme qui dirait que comparées au document d’identification de la Cedeao , les anciennes cartes permettent une identification plus rapide et plus fiable du citoyen. Quand deux personnes de même nom et âge sont soumises à une identification avec les cartes biométriques, à part leurs emprunts, c’est à leurs parents qu’il faut recourir pour les distinguer. Or ces indications ne figurent pas sur les cartes biométriques. Le retard que dénoncent les citoyens dans la délivrance des documents est un autre problème que les services de la Direction de l’automatisation du fichier ( Daf) tentent de justifier mais dont la persistance peut entraîner un contentieux préélectoral. A quelques mois de la présidentielle, les documents biométriques ne sont toujours pas accessibles à tous.

Dans les états majors des partis de l’opposition, on émet des craintes et évoque la préparation d’un coup. Si la délivrance des cartes biométriques est au cœur des préoccupations de Sénégalais, c’est qu’en plus de leur nécessité pour les élections, les cartes d’identité qu’elles remplacent sont expirées. Si avec des arrêtés de prolongation, elles sont toujours valides aux Sénégal , dans certains pays, la date d’expiration est opposée à leurs détenteurs qui sont obligés de payer, faute de la nouvelle carte d’identité.

Pour rappel, Iris corporation Berhad qui semble avoir fait son trou au Sénégal avait aussi gagné en 2007 La fabrication des passeports numérisés. Un marché que la Cour des comptes a jugé non conforme aux règles et qui avait mis l’ancien ministre de l’intérieur, Ousmane Ngom sous les feux de la rampe. Toujours sur Iris, son directeur général adjoint Hamdan Mohd Hassa est empêtré d’après la Commission Malaisienne de lutte contre la corruption (MACC) dans des faits de corruption en Guinée qui ont entraîné son arrestation.

Medianet.sn

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