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Actuel et factuel

Appel à combattants

Qui vont se battre pour Karim ?

A six mois de la présidentielle de 2019 et dans un contexte d’invalidation de la candidature de Karim Wade, parler d’un plan B semble relever d’un crime de lèse majesté au Pds. Karim, attendrait tranquillement que les militants se battent à sa place pour l’acceptation de sa candidature ? continuera t-il à réclamer une candidature quasi incertaine ? En tout cas au fur et à mesure que cette présidentielle du 24 février s’approche, nombreux sont ceux qui se posent la question de savoir à quoi jouent les Wade ?

A quoi jouent Karim Wade et son père qui ne veulent qu’aucune autre ambition ne s’affiche pour le titre de candidat du Pds à la présidentielle de 2019 ? A six mois de l’échéance prévue le 24 février prochain, Karim Wade est toujours hors du pays qu’il veut diriger. Son inscription sur les listes électorales a été invalidée sans que ses recours devant la justice n’aboutissent.

A ce jour, s’il est un crime de parler de plan B au Parti démocratique Sénégalais, personne là- bas, n’a le cœur net sur la date du retour de Karim menacé de ré emprisonnement par un régime qui l’a fait savoir. Si aujourd’hui, Me Abdoulaye Wade ne veut envisager une candidature autre que celle de son fils pour le Pds, il sait tout de même ce que son successeur réserve à son, fils Karim Wade en cas de retour au Sénégal. A propos du retour de Karim, qui est le préalable à sa présentation à l’élection présidentielle de 2019, la déclaration d’Abdallah Ahmed Al Abdal, ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Sénégal est plus qu’actuelle. Il avait déclaré que Karim est retenu par la force »,ajoutant que le Qatar « a voulu faire revenir Karim Wade au Sénégal pendant le mois de ramadan 2017 mais que ce sont les autorités du Sénégal qui ne veulent pas de ce retour ».

Une telle révélation est suffisante pour appuyer la thèse de la quasi impossibilité du retour du fils de Me Abdoulaye Wade et sa participation à l’élection. A moins que Karim débarque pour se battre pour son droit qu’il revendique, on ne voit pas d’autres le faire à sa place. De la façon que son père persiste à faire de lui l’unique candidat du Pds devrait le pousser persister à venir se battre à cette fin, quelque soit la situation qui l’attend. A défaut d’autres scénarii, pourquoi ne pas donc envisager une candidature de remplacement à Karim Wade ? Le comité directeur du Parti démocratique sénégalais dont le coordonnateur est Omar Sarr aura beau prévenir de son retour mais force est de constater que ça tarde et que Karim risque de ne pas participer au scrutin du 24 février 2019.Les tenants du régime de Macky aiment rappeler à Karim et à ses partisans que la grâce présidentielle ne fait pas disparaître les peines pécuniaires prononcées contre lui.

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