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Actuel et factuel

Maladie mystérieuse

Les populations de Mbour tournent le dos au poisson

Après l’apparition de la maladie ‘mystérieuse’ constatée chez une centaine de pêcheurs, la psychose a fini par gagner la population qui ne s’approvisionne plus en poisson.

En dépit des assurances du secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime qui affirme que cette supposée maladie ‘mystérieuse’ qui affecte des pêcheurs n’a pas impacté les produits halieutiques, certains ménages veulent être à l’abri de toute contamination. Ils ont déserté le marché au poisson et boudé les produits de la mer.

Les vendeurs ne trouvent plus la clientèle et cette maladie a fini par plomber les activités de pêche.

”Depuis trois jours je ne fais que congeler les poissons parce que je ne vois pas de clients. J’ai le même stock de poissons”, explique Ndeye Diouf, vendeuse de poisson au quai de pêche de Mbour. Elle assure avoir peur pour sa famille qui réside à Thiaroye. “C’est stressant. J’ai demandé à ma famille établie à Thiaroye de ne pas partir en mer”, confie-t-elle.

A Mbour toutes les discussions sont alimentées par ce mystère. Que ce soit au marché, au quai et même autour du bol de riz dans les maisons. Khadidiatou Ndiaye explique : ” Ma patronne m’a conseillée de ne plus acheter du poisson jusqu’à nouvel ordre. La dernière fois que j’en ai acheté on m’a vendu un gros poisson à 1000 frs alors que d’habitude je dois débourser plus de 3000 francs pour ne même pas avoir la moitié. D’ailleurs, c’est ce qui a apeuré ma patronne”.

L’Acprcg soutient des pêcheurs atteints

Dans le département de Mbour, on signale que Ndayane seulement compte 200 cas, Mbour 11 et Joal 4. L’Association des communicateurs en pêche des radios communautaires et généralistes ( Acprcg) a enclenché un processus pour venir en aide aux pêcheurs. Par le biais de son président Oumar Diaw, animateur dans une radio de la place, de l’aide est apportée aux pêcheurs. Ceux qui sont atteints à Mbour habitent tous au quartier Golf.

En attendant, qu’une solution soit trouvée, les ménages eux se rabattent sur la charcuterie.

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