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Election présidentielle au Niger

 Endeuillée par la mort de sept agents électoraux

La mort de ces sept personnes intervient le jour du second tour de l’élection présidentielle.

Sept agents électoraux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont été tués au Niger, dimanche 21 février, dans l’explosion de leur véhicule dans la région de Tillabéri (sud-ouest), proche du Mali, a annoncé le gouverneur de cette région, Tidjani Ibrahim Katiella. « Le véhicule a sauté sur une mine. Il s’agit de présidents de bureaux de vote et de leurs secrétaires », recrutés par la CENI, a-t-il détaillé. L’accident a également fait « trois blessés », selon lui.

La mort de ces sept personnes intervient le jour du second tour de l’élection présidentielle entre le favori Mohamed Bazoum, fidèle du président sortant Mahamadou Issoufou, et l’opposant Mahamane Ousmane, ancien président. Les bulletins ont commencé à être dépouillés dans la soirée, mais les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours. Bazoum avait récolté plus de 39 % des suffrages au premier tour, Ousmane presque 17 %.

L’explosion est survenue à Waraou, dans la région de Tillabéri, à une centaine de kilomètres de Niamey, zone dite « des trois frontières » entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Cette région est régulièrement la cible d’attaques de groupes djihadistes affiliés à l’organisation Etat islamique, mais aussi des djihadistes nigérians de Boko Haram.

Le véhicule avait été affrété par la CENI de Tillabéri pour acheminer des responsables de bureaux afin de superviser le second tour de la présidentielle, selon le gouverneur.

En janvier, après le premier tour de la présidentielle, 100 personnes avaient été tuées dans l’attaque de deux villages dans la même région de Tillabéri, un des pires massacres de civils dans ce pays régulièrement visé par des groupes djihadistes. La double attaque avait été perpétrée « par des terroristes venus à bord d’une centaine de motos », selon les autorités.

La région de Tillabéri est placée sous état d’urgence depuis 2017. Pour tenter de lutter contre les djihadistes, les autorités ont interdit depuis un an la circulation à moto nuit et jour et ordonné la fermeture de certains marchés soupçonnés d’alimenter les terroristes.

 

 

 

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