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Niger

Amnesty International dénonce l’augmentation d'enfants victimes des groupes armés terroristes

Dans son nouveau rapport publié le lundi 13 septembre, Amnesty International a dénoncé l’augmentation d’enfants tués ou recrutés par les djihadistes au Niger. Plongée dans un contexte d’intenses violences, la zone sahélienne des trois frontières est témoin de graves atteintes aux droits de l’Homme.

Amnesty International dans son rapport de 64 pages publié le lundi 13 septembre, fait état du nombre pléthorique d’enfants victimes des groupes armés terroristes au Niger. Cette zone sahélienne frontalière avec le Mali et le Burkina Faso est prise d’assaut par l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) qui commettent de graves atteintes aux droits de l’Homme.

L’Organisation dénonce des homicides de civils, des attaques meurtrières contre des écoles, des recrutements d’enfants. « Des groupes armés ont attaqué à maintes reprises des écoles et des réserves de nourriture, et ciblent des enfants dans leurs recrutements », a déclaré Matt Wells, directeur adjoint du programme Réaction aux crises – Questions thématiques à Amnesty International. « En 2021, des groupes armés ont tué plus d’une soixantaine d’enfants dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières », a par ailleurs révélé le rapport.

Le retrait des Forces de défense et de sécurité…

Armée de première ligne, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont subi de considérables pertes face à l’EIGS et au GSIM. Depuis 2019, celles-ci se sont retirées de certaines zones frontalières occupées par les groupes armés terroristes. Exposés aux massacres des assaillants entre peur et traumatisme, des civils ont confié à Amnesty International « ne pas compter sur les autorités nigériennes ». L’Organisation a lancé un appel aux autorités face à cette situation qu’elle qualifie de « conflit armé non international ». « Il faut que l’Etat nigérien et ses partenaires internationaux prennent de toute urgence des mesures pour suivre et prévenir les atteintes et pour protéger les droits fondamentaux de toutes les personnes touchées par ce conflit meurtrier, en particulier les enfants », a indiqué Matt Wells.

Selon la base de données sur le lieu et le déroulement des conflits armés (ACLED), les violences à l’encontre des civils au Niger ont fait 544 morts entre le 1er janvier et le 29 juillet 2021, contre 397 en 2020.

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