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CHAMBRES DE PASSE

Zoom sur les lupanars de luxe

On connaissait les chambres de passe et certains hôtels comme hauts lieux de la prostitution et de l’adultère. Il faudra compter de plus en plus avec les seconds domiciles, ces mini-villas louées à plusieurs, dont l’avantage premier est qu’elles offrent la sécurité et la discrétion. La méthode est simple : Les candidats à l’adultère s’associent, louent une mini-villa dans un quartier tranquille, et en avant pour les activités douteuses ! Le risque, c’est que les services compétents n’ont aucune emprise sur ces maisons closes informelles, à l’opposé des lieux fichés et reconnus. Tout peut donc arriver dans ces lupanars de luxe. Dans tout ça, ce sont les dames et surtout de plus en plus de jeunes filles qu’on y amène qui doivent être plus vigilantes car la pratique est surtout répandue chez les hommes. Encore que ces derniers ne sortent pas seulement qu’avec des filles non mariées.

Lieu de rencontre entre jeunes filles et adultes

Comme partout ailleurs dans les grandes villes du monde, La prostitution des adolescentes gagne du terrain à Dakar où elle s’exerce à ciel ouvert mais le plus souvent dans des chambres de passe qui pullulent  maintenant comme des champignons dans certains quartiers de la capitale. Des mineures comme les filles majeures se vendent à des adultes le plus souvent pères de familles  dans des conditions qui dépassent l’entendement humain. A Dakar, dans la quasi-totalité des quartiers qui bordent la mer, les chambres de passes poussent.

La quête du gain facile

Elles se vendent. A combien ? De 5000 F à somme indéterminée selon les possibilités financières du partenaire, la catégorie et le lieu où se déroule la partie de jambes en l’air. Pour percer le mystère et avoir des informations dans le milieu des chambres de passe, il faut être « comme eux ».

Cette quête facile du gain a entraîné l’entrée de très jeunes adolescentes dans la prostitution. Elèves comme étudiantes, elles ont entre 16 et 25 ans le plus souvent. C’est cette catégorie qui chaque soir, le sac en bandoulière déambule allégrement en ville et aux abords de certains grands axes à la recherche d’un homme plein aux as et prêt à mettre la main à la poche en échange de chair fraîche. Quand elles ont un pigeon non loin de leurs lieux de prédilection, elles se rabattent facilement dans une chambre de passe spécialement aménagées pour ça, et où l’heure de location est fixée à l’avance. A yoff, à la cité khadim, Nations unies, Ouest, Nord, Est et Sud Foire, des vieux férus de jeunes filles y ont loué plusieurs chambres rien que pour passer d’agréables moments en compagnie de jeunes filles

Ces chambres de passe peuvent procurer jusqu’à 500 000 F CFA de recettes par semaines. « Les jours ordinaires, les recettes peuvent certes baisser mais dès le week-end, elles peuvent grimpent jusqu’à  500 000 F CFA » avoue sous le couvert de l’anonymat un employé dans un hôtel à chambre de passe au quartier « les almadies. Selon ses explications, ils font entrer cette somme comme « si c’était un jeu d’enfant ». Dans ces chambres de passe, des jeunes se sont transformés en proxénètes. Ils proposent de trouver des filles de joie à certains bosses moyennant. Ils ont des numéros de téléphone des jeunes filles qu’ils contactent en cas de besoin. En retour, la prostituée en herbe, en fonction de ce qu’elle gagne verse un pourcentage au jeune. « La commission peut aller jusqu’à 10% de la somme encaissée », a affirmé Karim Faye, un jeune du milieu. Cependant, dans la plupart des cas, le prix de la passe est fixé par le jeune homme à la prostituée avant qu’elle ne vienne rencontrer le client. Les jeux sont faits. Et, chacun sait déjà combien lui rapporte la partie de jambes en l’air.

Se frotter facilement les mains

En villes, des immeubles sont squattés par ces jeunes filles. Dès 17 heures, on les voit entrain de tourner. Un tour dans une chambre de passe révèle un mode de vie et un décor propre à celle-ci. Des mûrs bariolés d’images et de photos obscènes tirées de journaux ou de magazine. La hauteur du lit ne dépasse pas 30 cm du sol. Un miroir d’environ 1m est accroché à l’entrée de la porte.

Au bas du miroir sur une étagère, se trouve des produits de beauté. Une jeune étudiante, prostituée à ses heures perdues a confié sous le couvert de l’anonymat proposé ses services à 20000 F Cfa. La majeure partie de celles qui ont été accrochées affirme se tirer d’affaire souvent avec 100 000 F CFA dans la journée. Comme quoi, sous le manteau des relations entre une jeune fille et un adulte qui a l’âge de son père, voir plus,  le sexe « se vend allègrement bien à Dakar ».

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