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Manchester City

Le patron, c'est Guardiola

Même mal embarqué après l’ouverture du score de Kylian Mbappé, Manchester City n’a jamais tremblé pour renverser le Paris Saint-Germain (2-1), mercredi en Ligue des Champions. Un match qui a montré l’écart abyssal entre les deux équipes, prétendantes à la victoire finale.

Pep Guardiola a donné le leçon à Mauricio Pochettino

Ce n’est pas un secret, Pep Guardiola est un excellent communiquant. Toujours le premier à arrondir les angles, à encenser ses adversaires, le Catalan ne le dit pas, mais confirme année après année qu’il n’a pas d’égal parmi les plus grands entraîneurs du monde depuis quasiment 15 années.

La victoire de Manchester City sur le Paris Saint-Germain (2-1), mercredi en Ligue des Champions, a encore une fois confirmé cette réalité implacable.

Paris n’a pas vu le jour

Sans Kevin De Bruyne, Phil Foden ou encore Jack Grealish, Guardiola a fait du Guardiola. C’est-à-dire qu’il a encore une fois osé, tenté, cherché à être celui qui fait et ne subit jamais. Kylian Mbappé, Neymar, Lionel Messi ? Ce n’est pas un problème pour le manager espagnol. Malgré la capacité des Parisiens à briller en contre, l’ancien technicien du FC Barcelone n’a pas hésité à demander à ses joueurs d’aller chercher ses adversaires très haut avec un pressing constant pour gêner la première relance. Une tactique qui a considérablement gêné le PSG. Preuve en est, les visiteurs ont dû jouer tellement bas qu’ils n’ont pas réussi à obtenir le moindre corner, jouant trois pauvres ballons dans la surface adverse (contre 23 pour City) après 45 minutes. Plus impressionnant encore, le champion d’Angleterre en titre a poussé Paris à effectuer 15 dégagements défensifs durant le match. Les Citizens ? Aucun !

Au-delà de la maîtrise du temps et de l’espace, c’est la faculté de Guardiola à haranguer ses troupes qui interpelle. Sur un ralenti en première période, tout le monde a pu constater la mimique du coach de 50 ans, qui a demandé à ses joueurs de mettre beaucoup plus d’impact dans les duels. Un comportement qui contraste avec celui de Mauricio Pochettino, sans réaction et mou sur le bord de la touche… Peu importe leur statut, leur CV, les joueurs de Manchester City ne comptent pas les efforts et restent systématiquement en mouvement. Sur ce match, les Skyblues ont couru 111,7 kilomètres, soit 6,4 kilomètres de plus que les Parisiens (105,3). Une différence très nette à ce niveau de compétition. En termes de courses réalisées à haute intensité, l’écart se révèle encore plus criant avec 167 pour les Anglais contre 114 pour les Français. Soit 47% de plus pour les locaux !

Guardiola a vite rectifié son erreur

Et même lorsqu’il se trompe, Guardiola ne tarde pas à réagir. La présence au coup d’envoi d’Oleksandr Zinchenko, habituel latéral gauche, dans l’entrejeu, en a surpris plus d’un. Un coup de poker perdant qui a été rectifié quelques instants après l’ouverture du score de Mbappé. En effet, le technicien ibérique a rapidement lancé Gabriel Jesus, auteur du second but, pour permettre à son équipe d’avoir un point d’appui en attaque et faire redescendre Bernardo Silva, dont l’impact dans l’entrejeu et sa capacité à permuter en attaque, comme sur le but de la victoire, ont été primordiaux pour faire plier Paris. Grâce à son coaching audacieux et actif, à sa capacité à se remettre en question pour aller faire mal à l’adversaire, Guardiola a une nouvelle fois montré qu’il n’était pas qu’un entraîneur comme les autres.

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