Guendouzi, Ounahi, Touré, Sanchez et sa stratégie… Toutes les vérités de Longoria

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Présent en conférence de presse ce lundi, le président de l’Olympique de Marseille Pablo Longoria a accepté d’évoquer les dossiers chauds du club phocéen : Mattéo Guendouzi, Azzedine Ounahi et Isaak Touré. Au passage, l’Espagnol a justifié son choix de laisser partir Alexis Sanchez et a également expliqué sa stratégie.

Pablo Longoria a assumé ses décisions

L’Olympique de Marseille risque encore d’être l’un des grands animateurs de la fin de ce mercato d’été. Dans le sens des arrivées, avec le recrutement attendu du latéral droit d’Anderlecht Michael Murillo.

Mais aussi dans les sens des départs. Outre des discussions avec Brest pour l’indésirable Jordan Amavi, le club phocéen pourrait connaître d’autres opérations.

Guendouzi pas encore à la Lazio, Ounahi pas d’actualité

On pense bien évidemment à Mattéo Guendouzi, attendu à la Lazio Rome dans le cadre d’un prêt avec une obligation d’achat fixée à 18 millions d’euros (bonus compris). Mais de son côté, le président olympien Pablo Longoria, présent face à la presse ce lundi en marge de la présentation de Joaquin Correa, a temporisé sur ce dossier. «Jusqu’au dernier jour du mercato, beaucoup de choses sont possibles. Dire, à 5 jours du mercato, que c’est terminé, ça serait mentir. Le cas de Mattéo, c’est vrai qu’on a reçu une offre, c’est vrai que la position entre les deux clubs s’est beaucoup rapprochée dans les derniers jours, mais c’est aussi vrai que le deal n’est pas finalisé. Il y a encore beaucoup de détails à régler, beaucoup de situations avec de potentiels désaccords, il y a toujours trois parties impliquées. Je peux confirmer une offre sur la table», a précisé l’Espagnol.

Dans le même temps, un autre milieu de l’OM fait l’objet de nombreuses rumeurs : Azzedine Ounahi, dont l’avenir serait flou dans la dernière ligne droite de cette période des transferts. Sans fermer totalement la porte à un mouvement, Longoria a tenu un discours clair pour l’international marocain. «Concernant Azzedine, j’ai suivi un peu les rumeurs des dernières heures. Ce n’est pas un sujet d’actualité. Il n’y a pas d’offre, il n’y a pas l’intention du club de faire un mouvement avec Azzedine. Après le mercato, c’est ouvert, il y a toujours des possibilités. C’est normal et c’est responsable comme dirigeant, comme équipe, d’analyser toutes les situations. Mais Azzedine, ce n’est pas d’actualité pour le moment», a assuré le patron marseillais. Des propos qui confirment le démenti de l’agent de l’ancien Angevin, Medhi Benatia, concernant un éventuel départ en Arabie saoudite. Mais comme toujours, une éventuelle grosse offre entraînerait une réflexion auprès de l’état-major olympien.

Une réflexion pour Touré, le cas Sanchez expliqué

Au sein du secteur défensif, Isaak Touré s’impose comme un candidat sérieux à une vente. Très courtisé en Ligue 1, le défenseur central de 20 ans fait l’objet de rumeurs persistantes avec le FC Lorient concernant un éventuel échange avec Bamo Meïté. «Concernant Isaak, ce n’est pas à un stade avancé, il y a des conversations, pas seulement avec Lorient, mais aussi avec d’autres clubs. On analyse un peu la situation d’Isaak, spécialement car c’est un joueur avec un potentiel incroyable mais il faut se poser des questions sur sa meilleure utilisation pour son avenir. Il y a une petite conversation entre les clubs, mais si Isaak reste avec nous, on est aussi dans une position confortable car on a seulement 4 défenseurs centraux», a indiqué Longoria.

Si Touré a donc encore une chance de rester, Alexis Sanchez, officiellement signé par l’Inter Milan samedi, a lui bel et bien quitté l’OM au terme de son contrat en juin dernier. Pourtant, le Chilien voulait rester à Marseille, mais les décideurs phocéens ont choisi de le laisser partir. Une décision expliquée par l’ex-dirigeant du FC Valence. «Comme dirigeants, nous sommes obligés de prendre des décisions. Dans ce cas, il y a eu un changement de coach pendant l’été, il y a un collectif et toutes les décisions sont prises en consensus, entre les dirigeants, la direction sportive et le staff technique. On a analysé l’équipe, les besoins dans le secteur offensif. Je considère le football comme un sport très collectif, pas individuel. Quand tu dois prendre une décision, tu dois prendre en compte tout le secteur offensif et chercher la plus grande complémentarité entre les différents joueurs selon leurs caractéristiques. Après cette analyse, on a voulu faire notre secteur avec Aubameyang, Ndiaye et Vitinha. On voulait après un joueur polyvalent, comme Correa», a-t-il justifié, avant d’apporter des détails supplémentaires.

«Ce ne sont pas des décisions faciles à prendre, mais c’est la vérité, on a analysé jusqu’au dernier moment la position d’Alexis. J’ai un respect énorme pour Alexis, mais on a pensé prendre la meilleure décision pour le collectif. Jusqu’au dernier moment, c’était une idée de voir comment il pouvait être complémentaire. Un effectif, ça se fait avec de l’analyse et des discussions. Tant qu’il était dans le marché, il y avait la possibilité. Je crois qu’on a abandonné la piste Alexis dans les dernières semaines. C’était un sujet, car il y a toujours la tentation avec un joueur de haut niveau. Mais on a pris d’autres décisions pour chercher la meilleure complémentarité», a répété Longoria, en assumant pleinement les responsabilités de la fin de cette collaboration.

Une stratégie également assumée

Toujours à l’aise dans cet exercice devant les médias, le boss de l’OM n’a pas échappé à une question concernant les critiques émises sur sa stratégie globale lors des mercatos avec un manque de stabilité. Depuis son arrivée, Longoria a effectivement procédé, tous les étés, à un grand renouvellement de l’effectif. Une politique assumée, mais aussi justifiée par les changements connus à Marseille au poste d’entraîneur. «C’est normal avec les changements d’entraîneur de changer les joueurs. Spécialement car on est focalisé dans la construction d’un effectif dans un consensus avec l’entraîneur. C’est fondamental. Comme on l’a fait avec Sampaoli, Tudor et maintenant avec Marcelino. Le changement, c’est pour s’améliorer. Je cherche toujours continuellement à m’améliorer. Il faut analyser les erreurs et chercher à améliorer l’effectif. Il y a un message important : il faut aussi analyser les circonstances et l’évolution du projet», a-t-il rappelé.

«La première saison avec Sampaoli, on avait beaucoup de joueurs prêtés, il y avait cette nécessité par rapport à notre situation économique, avec l’encadrement de la DNCG sur la masse salariale et les indemnités de transfert. C’est important, car on avait fait un mercato avec des possibilités limitées. Avec la transition Tudor, c’était un marché planifié d’une façon inattendue avec la démission de Sampaoli. Planifier dans l’urgence, il faut prendre des décisions le plus vite possible. (…) Cette saison, on a eu la possibilité de mieux planifier. Les finances du club sont dans une bien meilleure position par rapport au passé. On a moins de joueurs prêtés, et il y a une planification sur le moyen terme. Il faut aussi planifier l’avenir pour donner de la continuité, mais tu es toujours régulé par la situation financière», a terminé Longoria. Une feuille de route toujours aussi précise.

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