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Actuel et factuel

Emigration clandestine au Senegal

Rien ne dissuade les candidats

« Ils sont démotivés, fatigués par le chômage, les difficultés de la vie, et sans aucun espoir de s’en sortir. »

Selon un reportage effectué  à Mbour, dans cette localité comme à Joal, les jeunes ont repris les chemins de l’émigration clandestine, malgré les dangers et risques connus de tous. Moutapha Ndiaye, parent de l’un d’ eux, interrogé sur la question, explique sans bizarrement  dénoncer l’attitude des jeunes : «  ils sont démotivés, fatigués par le chômage, les difficultés de la vie, et sans aucun espoir de s’en sortir. » Propos confirmés par Khalifa Ndiaye qui a tenté le voyage en pirogue mais qui a été retourné entre le 6 et le 7 du mois courant : « Il n’y a aucune perspective ici. Moi je suis pêcheur, mais le travail n’est plus rentable. Certains de mes amis qui sont arrivés ont déjà commencé à travailler, et c’est cela qui nous motive. »

Les tarifs pour le voyage varient entre 300 000 frs et 500 000 frs

D’après les confidences de Khalifa Ndiaye « la principale destination des jeunes de la petite côte est l’Espagne, et les tarifs pour le voyage varient entre 300 000 frs et 500 000 frs, mais il avait pour ce qui le concerne payé 200 000 frs seulement,  puisqu’il est du métier. »

Si au cours années précédentes on avait constaté une accalmie dans ces mortelles tentatives d’émigration, la question se pose encore aujourd’hui avec acuité, et le gouvernement devrait vite  faire quelque chose pour juguler le phénomène, avant qu’on en arrive à la situation des années 2012

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