Visite du président Sall à Thies : Idy dans les rangs des applaudisseurs

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L’avenir politique d’Idrissa Seck ne serait-t-il pas lié à celui de Macky ? Alors que les déclarations de candidatures pour la présidentielle de 2024 sortent de partout, le patron de Rewmi, lui est occupé à mobiliser des militants pour un accueil triomphal du Président Macky Sall, dans la Cité du rail, à l’occasion du Conseil des ministres décentralisé.

Devant le regain d’activités noté ces derniers jours dans le parti Rewmi, il est permis de dire que la fin du compagnonnage «Mbourou ak Soow » au sein de la coalition Benno Bokk Yakkar n’est pas pour demain.

En effet, depuis l’annonce de la tenue du Conseil des ministres décentralisé à Thiès, le parti Rewmi, sous la houlette de Idrissa Seck, est en pleine effervescence.

Une grande mobilisation est prévue pour que l’accueil du Président Macky Sall, dans la Cité du rail, soit une réussite totale. Histoire de couper court aux rumeurs à tout-va sur l’avarie du «Mbourou Ak Soow» née, de la nomination de Amadou Ba à la Primature.

Idrissa Seck avait préparé ses proches à l’idée qu’il va être le Premier ministre de Macky Sall, après que Macky a rétabli ce poste. Le patron de Rewmi avait même déjà consulté certaines personnes qu’il voulait proposer comme ministres. Il avait même effectué un déplacement à Touba pour informer son « marabout ». Idy voyait très loin…Dans ses rêves, pourquoi ne pas être le dauphin qu’aurait choisi Macky Sall au sein de la mouvance présidentielle en 2024. C’est pourquoi la déception a été grande pour lui.

Aujourd’hui, à moins d’une année du scrutin de 2024, au lieu de jouer son dernier coup de Poker, après qu’il a échoué trois fois (2007-2012-2019), Idy se prépare à descendre sur le terrain pour dérouler le tapis rouge à son chef.  « Les deux hommes gardent encore les mêmes rapports et émettent sur la même longueur d’onde. Donc, ce qui est sûr est que le Président Macky Sall sera accueilli en grande pompe par son ami et frère, Idrissa Seck . Qui, va lui même descendre sur le terrain pour lui dérouler le tapis rouge », confie un membre de la Communication du Parti Rewmi.

Une posture qui pourrait taire les appétits personnels du patron de Rewmi au sein de la mouvance présidentielle devant le “Ni Oui Ni non” de Macky pour une 3e candidature.  Surtout que la scène politique est aujourd’hui en ébullition avec les déclarations de candidatures à n’en plus en finir. D’où on peut citer: celle du leader de Pastef, Ousmane Sonko. De Khalifa Sall, de la coalition Taxawu Sénégal, de Dr Abdourahmane Diouf du parti Awalé, ou même du Président de FDS Guelawaars Babacar Diop de la même ville que Idrissa Seck pour ne citer que ceux-là.

Idy n’a pas le choix

L’éternel aspirant au palais présidentiel depuis 2007, aujourd’hui en perte de vitesse dans son fief du fait des raclées de Yewwi Askan Wi risque de lier désormais son destin politique à celui de Macky Sall pour la Présidentielle de 2024.

Cette redistribution des cartes provoquée par la montée en puissance  de l’opposition lors des élections locales et législatives fragilise Idrissa Seck. Celui–ci est alors obligé de se la jouer au maintien, car il n’a plus son destin en main pour être leader incontesté avec son parti.

Car, la plupart des partis de l’opposition à savoir le Pastef d’Ousmane Sonko, le Taxawu-Sénégal de Khalifa Sall et le Pds d’Abdoulaye Wade ont considérablement gagné du terrain.

D’ailleurs, pour la première dans l’histoire politique du Sénégal, une cohabitation a été notée à l’Assemblée nationale. L’opposition réunie obtient donc 82 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. 80 députés à l’inter-coalition composée de Yewwi Askan Wi et 3 sièges aux autres coalitions (Serviteurs, Aar Sénégal et Bokk Guiss Guiss (qui a fini par rejoindre BBY)

Idrissa Seck est alors obligé de se fondre dans la mouvance présidentielle aux fins d’éviter de se retrouver dans la zone rouge. Et pour y arriver, il est obligé de soutenir l’action du Président Macky Sall et de foncer dans sa dynamique.

Il est vrai qu’en politique, tout est possible et qu’il ne faut jamais dire jamais. Reste à savoir si Idrissa Seck, avec sa perte de vitesse, aura le temps de se relever à quelques mois d’une compétition présidentielle très rude ?

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