Il torturait à mort des migrants

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La police italienne a annoncé l’arrestation d’un trafiquant de migrants nigérian de 25 ans se faisant appeler “Rambo” et soupçonné d’avoir torturé, violé et tué des migrants détenus en Libye. “Une fois, j’ai vu Rambo le Nigérian tuer un migrant qu’il avait bâillonné et torturé pendant longtemps”, a témoigné un migrant devant les enquêteurs d’Agrigente (Sicile), selon des propos cités dans un communiqué de la police. Un autre a assuré avoir vu “personnellement deux personnes battues à mort par Rambo”, un garçon mineur et un homme tué sous les yeux de son frère. “Quand j’étais dans ce ghetto, il était impossible de s’échapper”, a expliqué un autre. “Mon cousin et d’autres ont essayé mais ils ont été attrapés et torturés presque à mort”. John Ogais, 25 ans, a été repéré et arrêté à Isola di Capo Rizzuto, dans un grand centre d’accueil dans le sud de l’Italie, théâtre d’un vaste coup de filet le mois dernier contre des réseaux mafieux soupçonnés d’avoir détourné des dizaines de millions d’euros destinés à la nourriture pour les migrants. Plusieurs bourreaux de camps de détention libyens se faisant passer pour des migrants ont déjà été arrêtés ces derniers mois dans des centres d’accueil italiens après avoir été reconnus par d’anciens prisonniers. Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye déchirée par les luttes de pouvoir et les violences, est devenue un carrefour de l’émigration clandestine vers l’Europe. Des réseaux très violents multiplient les enlèvements, les extorsions et les meurtres contre des migrants considérés comme des marchandises. Beaucoup des migrants secourus sur des embarcations de fortune au large de la Libye et conduits en Italie portent des marques de tortures et évoquent des conditions cauchemardesques. Des migrants ont ainsi été enterrés vivants, ou abattus sur la plage parce qu’ils refusaient de monter sur une embarcation qu’ils jugeaient trop fragile. Mais le trafic ne faiblit pas: près de 71.000 migrants sont arrivés cette année sur les côtes italiennes, selon le ministère de l’Intérieur, tandis que près de 2.000 autres sont morts ou disparus en mer, selon un dernier bilan du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

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