Bougane ou Sonko

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Véritable vivier d’électeurs avec le « forfait » de son fils, l’ancien Président Wade constitue une bonne perche pour accéder au pouvoir. « Gueum sa Bopp » et « Pastef » devraient se donner des coudes. Et bientôt, des coups ?

Après sa phénoménale démonstration de force samedi au stade Amadou Barry, Bougane Gueye Dani a le vent en poupe. Il sait qu’il détient des outils pour exister politiquement dans le landerneau politique sénégalais. L’autre continue de tisser sa toile au plan international et cherche des appuis extérieurs. Il a fini de donner des nuits blanches aux tenants du pouvoir qui, dans leur maladresse, ont construit un leader adulé et suivi par une très bonne partie de la jeunesse. Ramassant au passage de bonnes intentions auprès des intellectuels du pays et des représentations diplomatiques accréditées au Sénégal. Voilà le côté de leur décor politique. Mais, cela ne suffit pas, et ils le savent tous deux. Une suffisante raison pour aller chercher de véritables soutiens politiques et des figures historiques et contemporaines. Et au regard de l’environnement politico judiciaire, un mammouth comme le Pds, s’il persiste dans son entêtement optionnaire pour Karim Meïssa Wade disqualifié, sera absent pour la présidentielle de 2019. C’est fort de cela que les nouveaux chouchous se bousculent aux portillons d’un Wade qui observe encore.

Ce « diable » a toutes les prédispositions nécessaires pour configurer à son goût le jeu politique. Son aura et son bassin électoral versés dans l’escarcelle de l’un d’entre eux, enverraient, à n’en pas douter, le Président Sall à un second tour qui lui ouvrirait les portes de la déchéance. Et comme en vieux routier, Wade sait que socialement, les problèmes persistent et s’amplifient, un petit coup de génie sur l’un ou l’autre embraserait le pays et décalerait en même temps des figures comme Idrissa Seck, il ne s’en privera pas.

Toutefois, Sonko comme Bougane activent leurs réseaux pour s’attirer les préférences du père de Karim Meïssa au cas où. Alors, à moins de trois mois de la présidentielle, tout peut encore se passer. Des batteries de possibilités. Seulement, il y a un fait trop bavard lors du congrès d’investiture de Gueum Sa Bopp. Le bleu et le jaune était trop mis en évidence. Et si… !

Medianet.sn

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